Documents - Soirée Ce qui secret - 24 mai 2012 à Nantes [3] - Ce qui secret 24 mai 2012
 [en écho à, à, à, à, à, à, à, à, à, à, à, à et à] [un écho ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici]

Soirée Ce qui secret à Nantes le 24 mai 2012, au Pannonica, à l'invitation de la Maison de la poésie de Nantes et du Pannonica. Avec Heddy Boubaker, Bruno Fern, Geneviève Foccroulle, Pauline Gélédan, Marta Jonville, Marc Perrin, Gwenaëlle Rébillard, Jean-Marc Savic. Documents.

Avec queques notes manuscrites, un texte de Marie de Quatrebarbes, et un scann d'une carte postale de Roberto Martinez édité par zédélé éditions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jusque là, elles ont su prouver le contraire

Réduction-dissolution, lorsque formation et triage s’éprennent, constituant au fil de la cuillère de longs filaments de cela qui se perd, et dont il convient ici de taire le nom. Le premier pose un regard scrupuleux aux bordures, y attrape de plurielles ressemblances, des rivages ou rivaux qui signalent un point d’entrée, une façon de main-prendre quelque chose, substantiellement, digressif et surgi de nulle part. Je ne saurais le dire s’il fallait l’inventer, ou serait-ce donner un indice palpable. Serait celui où commence et finit le triage, interrompt les secondes agrégées selon toute évidence au hasard d’un pluriel féminin. Nous serions devant lui les différents assemblages - pluriels et féminins au regard de cela qui se présente à la tierce personne.

Serait celui qui présume d’un nouveau lieu, invitation à entrer en feu de pagaille ou tison s’embrasant. Et pourtant. A forcer réduction-collision, le regard accoutumé adresse une ligne masculine dont nous sommes les seules destinataires. Et depuis ce jour-là, au prétexte qu’il faille avancer sans jamais baisser la garde, du pluriel au second féminin celui qui draine et convie, s’accoutume au poignard qui coupe dans la chair de vaines espérances. Comme le "e" ajouté en fin des mots dirige son faisceau vers un point de pleine envergure, subsidiairement là où il convient de poser la main, et dont se forge presque aussitôt un non-advenu. Vers ce "elles" auquel nous nous appartenons et que nous parcourons en tous sens, dans la plaine plurivoque et selon toute vraisemblance, à mesure qu’elle avance, entonne ou entame son chant.

Au garçon qui se prête au jeu des contrastes, accepte des surfaces qu’elles se gorgent de boue et s’écartent inlassablement du point d’origine. Les journées se recueillent au fil du couteau, offrent un point de vue à l’ensemble, à l’unisson d’un cœur dont on dit qu’elles sont sœurs tout autant. Jeunes filles qui battez la campagne, comprenez-moi bien. Vous n’êtes plus l’ombre de vos fleurs, prononcez des mots qui vous chahutent, un rien de mémoire qui vous porte plus haut que sillage, de l’autre côté du sentiment. Virginale comme vous êtes, le temps vous gratte le dos, impose à votre échine une courbe nouvelle. Assaillies par l’urgence, comme elle glisse sur vos joues ensalées, un lieu saint au dessein insoluble : débordements et revers s’y confondent. C’est la loi primordiale mappemonde, dont les bords incurvés nous rappellent au rétrécissement, s’animent comme la joue sous le sang, à l’heure intacte de la réconciliation.

 

Jusque là, elles ont su prouver le contraire - Marie de Quatrebarbes - [en écho à...]

 

 

 

 


- Roberto Martinez - "Principe de réalité n°23 : ... cet après-midi, piscine." - rien n°47 - octobre 2005 - zédélé éditions - brest - www.zedele.net - issn 1299-8168 - gratuit - carte postale - scann -