Error 404 / Erreur 404 - Olivier Lamarque
 [un écho ici, et ici]



Olivier Lamarque - Toulouse - 18 Avril 2010
 

 

amb
la paur falsa. la pèl bauja. espelinsada

amb
aquela paret que contornam. tot a l’entorn. de las ombras

amb
lo negre. tant d’astres vius. dins los autres mondes

amb
lo temps de la partença. en mens. dins ton cap

amb
la man per l’agaitada. barrada. dins un autre imatge

amb
lo mot l’espandi. a tirar lo voide. que relança

nòstre còs
getat
pels diccionaris
de l’èsser

 

 

 

avec
la fausse peur. la peau folle. effilochée

avec
ce mur que nous contournons. tout autour. des ombres

avec
l’obscurité. tant d’astres vifs. dans les autres mondes

avec
le temps du départ. en moins. dans ta tête

avec
la main pour le regard. fermé. dans une autre image

avec
le mot l’espace. à tirer le vide. qui relance

notre corps
projeté
dans les dictionnaires
de l’être

Olivier Lamarque - Toulouse - 26 Mars 2010
Carn marina / Chair marine - Olivier Lamarque
 [un écho ici]

èsser se
dins un còs

coma se
nos èrem perduts dins una pèira

coma se
nos i caliá veire las tèrras que viran

aquel movement per la
fin

quand te trases acabat
avantat
dins una carn marina

a l’escur
avanida

es atal que los membres contunhan de viure
d’un inedit placentari

e o sabes

sens ostal
ni mai pèira
sens pèira
ni mai ostal

sens saber cap arroina

son que lo lum que
- defòra -
te desbremba dins lo fuòc del solelh ponchant

l’insolent e prigond naufragi blanquinós
mièg liquid mièja flor
de la vida

 

-

 

être soi
dans un corps

comme si
nous nous étions perdus dans une pierre

comme si
nous devions y voir les terres qui tournent

ce mouvement pour la
fin

quand tu te retranches achevé
lancé
dans une chair marine

obscurément
évanouie

c’est ainsi que la membrure continue de vivre
d’un inédit placentaire

tu le sais

sans maison
ni même pierre
sans pierre
ni même maison

sans connaître aucune ruine

juste la lumière qui
- dehors -
t’oublie dans le feu du soleil piquant

l’insolent et profond naufrage blanchâtre
mi-liquide mi-fleur
de la vie

Olivier Lamarque - Toulouse - 21 février 2010
 

oui. laisse. laisse-toi. oui. laisse-moi un rien. laisse. moi un rien de toi qui te. laisse. pour nous. alors laisse-moi te voir encore. ce qui n’est déjà pas. rien. que je te garde. oui. je te regarde. déjà. alors. laisse-nous. tout de toi qui te. quitte. ce rien qui me. laisse. sans toi. laisse-toi sans moi. et toi laisse-moi nous quitter. te regarder encore. une première fois. comme toi. c’est moi que. tu regardes. ce moi que tu voulais déjà garder. un rien de nous. qui nous. laisse. encore. nous tout garder. car c’était ça. tout ce que nous voulions déjà avant que nous. fûmes. toi. et moi. car. ce n’était pas l’été qui nous avait laissé. mais hier. te voir déjà. hier encore. et tout te voir oui. et te revoir toujours. blanche. puisque l’été sans toi ce n’est pas tout.

oui. invente. un quoi. pour qui. pour ça. invente. pour que. tout. l’un. et l’autre. avec l’autre et l’un. avec. toi. invente-moi l’été. un autre été qui ne fut pas un rien pour toi. quand l’un était. avec. l’autre. ce presque encore était. avant que tout ce qui. fut déjà. ce pour. qui. toi et moi serons fêtés. avec l’autre. et l’un. oui. pour tout avec. et pour ce qui. comme toi. vois. ce rien du tout. d’après l’été. invente-toi avant. invente tout l’était qui laisse que je. regarde. avec. toi. quand nous l’avions laissé. pour nous revoir. ça. est tout. pour l’un. et tout. pour l’autre. ce qui pour nous qui nous invente. un rien de ça est fête. déjà. était. pour toi. pour moi. un tout de nous. un rien de fête qui nous inventera longtemps encore.

oui. donne. donne-moi à toi ce vers qui nous délaisse. qui nous. relie. ce verre que je renverse. ne tombe pas. ce pas de verre. qui tombe. un vers muet déjà. de quoi relire. l’autre. dans l’eau. oui. tu n’y es pas pour rien. quand l’un dans l’o du vers le oui que l’autre prononce i. renverse l’était. à oui l’hiver déjà qui blanchit tout. rien à relire. de ça. alors donné le tout. pour inventer celui qui va nous lire. encore qu’avant l’hiver ce n’était pas l’été qui tombe. pour tout relire. et tout relier. la feuille blanche. qui. pas à pas. redit qu’elle se délaisse. qu’elle fut ta tête. tu le vois bien. regarde-la un peu. et garde un peu tes pas d’hier. muets étaient pour toi. vas-y dans l’autre verser. et donne-moi ta valise rouge.

oui. bois. oui goûte ce verre. quand l’était tombe. bois. plus haut encore que tout. et plus tu bois le verre. et tout te donne de l’o. du oui. partout. du goutte à goutte. à travers moi. le toi du pas d’hier. tu n’y es pas là-bas. non plus. alors laisse-moi. dans l’eau du vers. au pas vers le matin j’irai dévaliser ce tout qui tombe en toi. on va bien voir ce que ça va donner. ça peut dejà blanchir ce qui est rouge. tu te rappelles. ce sang qui monte. alors en nous. quand il nous. garde. neufs. il est pour ça. ce long moment qui coule encore. il boit pour. nous. pour nous relier. il s’est encore donné à toi. et moi. voilà maintenant j’ai l’impression qu’il pleut. tu peux déjà laisser tomber ton beau bonnet dans l’eau du neuf.


oui. ne réponds plus de rien. à ce qui quoi. puisque c’est ça. tu sais qu’on ne répond pas à la neige qui monte en nous. tu sais que. répondre de rien est. encore et toujours. une fois. un oui. ce n’est pas ça. cette autre chose. l’une et l’autre comme deux j’ai. la mer et la rouille. qui l’une de l’autre est faite pour être chuchotée aux creux des vagues. aux creux des corps. on va bien voir vers le matin laquelle des deux est celle qui tombe en nous. j'ai encore plus que tout à toi à prendre. une goutte. tes pas dans la mer blanche jusqu'à moi. qui font. et fondent l'un en nous. je te l’ai déjà dit une dernière fois. un peu avant il y a longtemps. laisse. et sache boire la rouille qu'invente l’eau du verre qu’elle garde pour de bon.

Olivier Lamarque - Toulouse - 7 Janvier 2010

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